AA - Nicosie - Nur Gülsoy
Le conseiller du Secrétaire général des Nations Unies (ONU) pour la question chypriote, Espen Barth Eide, a annoncé que le président de la République turque de Chypre du Nord, Mustafa Akinci et son homologue chypriote grec, Nicos Anastasiadis, sont convenus de reprendre les discussions de paix le 15 mai.
Akinci et Anastasiadis ont dîné ensemble lundi, en compagnie d'Eide, de l'envoyée spéciale du Secrétaire général de l'ONU, Lisa Buttenheim, et des négociateurs.
Eide s'est exprimé à l'issue de la réunion qui, selon lui, a été très positive, et les deux parties sont convenues de poursuivre l'élan donné par la déclaration du 11 février 2014.
"Ils [Akinci et Anastasiadis] décideront comment et à quelle fréquence se poursuivront les négociations, a fait savoir Eide. Nous commencerons à travailler tous ensemble le 15 mai. Avec deux dirigeants forts et déterminés, on apportera la paix sur l'île."
L'administration chypriote grecque avait fait une demande d'adhésion à l'Union européenne (UE) au nom de l'île entière en 1990. Malgré la contestation de la Turquie, l'UE avait approuvé cette demande le 6 mars 1995, pour lancer le processus d'adhésion.
Au bout des négociations lancées dans les années 1990 par le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, un plan prévoyant la fondation d'une république de Chypre fédérale avec une Constitution pour chacune des deux communautés, a été soumis au référendum en mars 2004.
La communauté turque ayant dit "oui" au plan, les Chypriotes grecs l'ont rejeté, laissant ainsi les négociations inabouties.
Le 1er mai 2004, l'administration chypriote grecque a adhéré officiellement l'UE, avec le nom de "République de Chypre".
Anastasiadis et le président de la République de Chypre du Nord, Dervis Eroglu ont repris les négociations en 2013. Ils étaient convenus d'un Etat chypriote membre de l'ONU et de l'UE comme une seule entité, disposant d'une identité juridique internationale unique et composé de Chypriotes grecs et Chypriotes turcs.
Nicos Anastasiadis s'était retiré des négociations, en octobre 2014, sous prétexte que la Turquie avait déployé ses navires de combat dans la zone de recherche gazière.