AA - Nicosie - Nur Gülsoy
Le président de la République turque de Chypre du Nord, Mustafa Akinci, et le chef de l'administration chypriote grecque, Nikos Anastasiadis ont repris les négociations.
Les deux dirigeants se sont réunis vendredi au bureau de la mission de bienveillance de l'ONU, sur la ligne verte, sous l'égide du conseiller du Secrétaire général des Nations Unies (ONU) pour la question chypriote, Espen Barth Eide.
L'envoyée spéciale du Secrétaire général de l'ONU, Lisa Buttenheim, le négociateur de la partie turque, Ozdil Nami, et celui de la partie grecque, Andreas Mavroyianni, étaient présents lors de la discussion.
Il est prévu que les parties décident lors de cette réunion, comment et à quelle fréquence se poursuivront les négociations.
L'administration chypriote grecque avait fait une demande d'adhésion à l'Union européenne (UE) au nom de l'île entière en 1990. Malgré la contestation de la Turquie, l'UE avait approuvé cette demande le 6 mars 1995, pour lancer le processus d'adhésion.
Au bout des négociations lancées dans les années 1990 par le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, un plan prévoyant la fondation d'une république de Chypre fédérale avec une Constitution pour chacune des deux communautés, a été soumis au référendum en mars 2004.
La communauté turque ayant dit "oui" au plan, les Chypriotes grecs l'ont rejeté, laissant ainsi les négociations inabouties.
Le 1er mai 2004, l'administration chypriote grecque a adhéré officiellement l'UE, avec le nom de "République de Chypre".
Anastasiadis et le président de la République de Chypre du Nord, Dervis Eroglu ont repris les négociations en 2013. Ils étaient convenus d'un Etat chypriote membre de l'ONU et de l'UE comme une seule entité, disposant d'une identité juridique internationale unique et composée de Chypriotes grecs et Chypriotes turcs.
Nicos Anastasiadis s'était retiré des négociations, en octobre 2014, sous prétexte que la Turquie avait déployé ses navires de combat dans la zone de recherche gazière.