Sami Sohta
01 Juillet 2017•Mise à jour: 02 Juillet 2017
AA / Ankara / İlkay Guder
Le porte-parole de la présidence turque, İbrahim Kalın, a déclaré, samedi, qu’il existe des indices sur la possibilité d’aboutir à une solution concernant la crise du Golfe.
Cette déclaration a été faite à l’issue d’une rencontre, à Ankara, avec le ministre qatari de la Défense, Khalid bin Mohammad al-Attiyah.
Al Attiyah est arrivé, jeudi, à Ankara pour une visite officielle. Il a discuté, hier, avec son homologue turc des relations bilatérales militaires, ainsi que de la crise actuelle dans le Golfe et rencontré, aujourd’hui, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan.
«Il existe des indices sur la possibilité d’aboutir à une solution [au sujet de la crise du Golfe]. C’est l’impression que nous avons à la suite des discussions d’hier [vendredi] entre notre président [Erdogan] et son homologue américain, M. Trump, ainsi qu’après les déclarations de plusieurs chefs européens et l’initiative de l’émir du Koweït [Cheikh Sabah al-Ahmed al-Jabir al-Sabah]», a-t-il indiqué.
Et d’ajouter : «Nous sommes d’accord sur la nécessité de poursuivre nos efforts en vue de prendre des mesures positives dans ce sens».
Kalın n’a pas manqué de rappeler les efforts du président turc pour contenir la crise, indiquant que Trump et Erdogan se sont accordés, lors de leur entretien téléphonique, sur l’importance d’apaiser la tension actuelle dans le Golfe.
Il a également précisé que la visite d’al-Attiyah en Turquie était programmée et qu’il était question d’étudier les démarches susceptibles de résoudre la crise, par la voie des négociations.
«Nous avons envoyé les messages nécessaires à l’Arabie Saoudite, à Bahreïn, aux Emirats, ainsi qu’aux autres pays, lors de nos discussions sur la nécessité de baisser la tension», a-t-il poursuivi.
Le 5 juin, l’Arabie Saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Yémen, la Mauritanie et les îles Comores, les Maldives ont annoncé la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar l’accusant de «soutenir le terrorisme».
De son côté, le Qatar a réfuté les accusations de soutenir le terrorisme. Se considérant victime d’une campagne de dénigrement, il a accusé ses voisins du Golfe de chercher à le «mettre sous tutelle».
Au sujet des dépassements du PYD/YPG à Afrin, ville de la province syrienne d’Alep, le porte-parole de la présidence turque a affirmé que «la Turquie prendra toutes les dispositions nécessaires pour protéger ses frontières et sa sécurité nationale comme elle l’avait fait par le passé».
«La Turquie ripostera de la même manière à toute menace terroriste en provenance de Syrie ou de n’importe quel autre Etat, et ce quelle qu’en soit l’origine : Daech, PKK ou YPG», a-t-il prévenu.