AA - Bangui - Sylvestre Krock -
Des soldats tchadiens ont tiré, mercredi après-midi à Bangui, sur des jeunes centrafricains faisant trois morts, ce qui a provoqué des menaces de vengeance de la part des "anti-balakas", ont rapporté des témoins au correspondant de Anadolu.
C'est vers 15 heures 20 minutes, heure locale qu'une patrouille du contingent tchadien de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) a ouvert le feu sur un groupe de jeunes, faisant trois morts.
De retour du quartier (KM 5), sur l’avenue Koudoukou, à Bangui, les soldats tchadiens ont été hués par un groupe de jeunes anti-balakas, sans pour autant réagir. Puis, à quelques mètres du premier groupe, les mêmes soldats ont encore une fois fait l’objet de clameurs proférées par des civils qui étaient en train de siroter des verres devant leurs demeures, à 300 mètres du marché Miskin. Cette fois-ci, le contingent tchadien a ouvert le feu sur ses agresseurs. Du coup, un cadavre a été visible sur les lieux. Des témoins ont, ensuite, fait état de trois morts récupérés par la Croix Rouge.
La tension est par conséquent montée d’un cran du côté des parents des victimes et de la population présente sur la scène de l'incident. Ils ont en effet pris d’assaut l’artère, brûlé des pneus, et érigé des barricades le long de la route.
Les Anti-Balaka qui ont vite débarqué sur les lieux ont promis de venger les victimes, en apportant des "coups durs" aux militaires tchadiens.
«Ce contingent ne passera plus par ici », a tempêté un manifestant intensément agité.