İlkay Guder,Ayvaz Çolakoğlu
11 Avril 2017•Mise à jour: 12 Avril 2017
AA - Sanliurfa (Turquie) - Ayvaz Colakoglu
"Tant que les organisations terroristes ne se seront pas retirées totalement d'Urfa, de Mardin (sud-est de la Turquie) et des autres villes, les opérations se poursuivront".
Le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan a participé, mardi, à un meeting en faveur du "oui" au référendum sur la réforme constitutionnelle qui prévoit de remplacer l'actuel système de gouvernance parlementaire en système présidentiel et qui sera soumis à l'appréciation du peuple le 16 avril prochain. L'événement s'est déroulé dans la ville de Sanliurfa dans le sud-est de la Turquie.
Le discours du président Erdogan a été plus particulièrement axé sur des sujets tels que la lutte contre le terrorisme et la situation en Syrie. Il a rappelé que les organisations terroristes, à l'instar du PKK et du FETO, (responsable de la tentative de putsch du 15 juillet 2016) font campagne pour le "non" et que certains pays européens ont très clairement affiché leurs soutien au camp du "non".
"Le développement, la prospérité, la sérénité et la sécurité retrouvés en Turquie ne dérangent-ils pas certains ? Si, en premier lieu cela dérange l'occident, le FETO, le PKK" a-t-il relevé.
Erdogan a indiqué que dans le cadre de l'Opération Bouclier de l'Euphrate, la Turquie a déploré la mort de 67 martyrs et l'Armée Syrienne Libre (ASL) plus de 500 martyrs, ajoutant, "ceci est le dernier tribut payé dans la lutte que nous menons ensemble depuis mille ans".
Il a ainsi tenu à marquer la solidarité et la fraternité qui lient les peuples de la région depuis maintenant un millénaire, avant de poursuivre, toujours sur le même registre :
"Pour mes frères de Birecik, de Suruc ( villes du sud-est de la Turquie), Jarablus n'est-il pas un morceau de nous même ? Mes frères de Harran, de Akcakale ( villes du sud-est de la Turquie), Tell Abyad, Raqqa ne sont-elles pas des morceaux de nous-même ? Si c'est le cas, alors nous d'abandonnerons jamais ces lieux aux organisations terroristes. Qu'elles portent les appellations de Daech ou bien de PKK/PYD nous ne permettrons à aucune organisation terroriste d'agiter son drapeau à proximité de nos frontières".
Concernant la lutte contre les organisations terroristes menée sur le sol turc, Erdogan a déclaré, "tant que les organisations terroristes ne se seront pas retirées totalement d'Urfa, de Mardin (Sud-Est) et des autres villes, les opérations se poursuivront".
Il a également insisté sur le fait qu'a aucun moment le PKK ou bien la formation politique qui lui est affiliée (HDP, présent au Parlement turc) ne se sont préoccupés des intérêts "de mes frères kurdes" mais qu'il s'agit plutôt de "sous-traitants" agissant pour le compte des forces hostiles à la Turquie.
"Il y avait des mairies soutenues par le PKK (en Turquie), n'est-ce pas ? Qu'ont elles fait ? Ont-elles fourni des services à mes frères kurdes ? Elles ont creusé des tranchées, des trous. Mais maintenant nous avons enterré ces terroristes dans ces trous, nous les enterrons et nous les enterrerons" a-t-il martelé.
Le chef de l'Etat à de nouveau affirmé qu'en cas de victoire du oui au référendum, la question du rétablissement de la peine de mort serait à l'ordre du jour.
"Le 16 avril, si le "oui" remporte un fort plébiscite, tout de suite après, le rétablissement de la peine de mort sera soumis au Parlement. Bahceli (leader du parti MHP) dit "oui", Yıldirim (le Premier ministre) également, Kılıçdaroğlu (leader du premier parti d'opposition, CHP) avait indiqué précédemment qu'il le soutiendrait. Je pense qu'il le fera, n'est-ce pas ? S'il n'apporte pas son soutien, que se passera-t-il ? Nous organiserons un nouveau référendum pour cela" a-t-il conclu.