AA/Istanbul/Salim Taş, Anıl Bağrık, Volkan Kaşik - Muhammed Enes Can
Les avocats chargés de l’affaire de la flottille turque «Mavi Marmara» ont critiqué la décision de la Cour pénale internationale (CPI) estimant que l’attaque israélienne contre le navire humanitaire pourrait constituer un crime de guerre mais qu’en l’occurrence elle n’est pas suffisamment grave pour que la cour puisse donner suite à cette affaire.
Le comité de défense de Marvi Marmara a indiqué que toutes les preuves avaient été réunies concernant cette attaque et que la CPI avait déclaré l’affaire recevable.
Le comité relève que la Cour n’a pris aucune décision à l’encontre d’Israël bien qu’elle ait considéré l’attaque de l’armée israélienne comme s’apparentant à un crime de guerre.
" Les informations dont nous disposons forment une base raisonnable pour penser que les soldats (israéliens) ont commis un crime de guerre", a indiqué la procureure, Mme Fatou Bensouda.
L’attaque israélienne avait fait dix morts, tous turcs et une cinquantaine de blessés.
La flottille avait été arraisonnée, le 31 mai, dans les eaux internationales par un commando israélien alors qu'elle tentait de rallier Gaza, qui était sous blocus israélien.
La flottille, baptisée «Flottille de la liberté pour Gaza», était composée de huit navires, avec à 70 personnes à bord de plusieurs nationalités.