AA - Antalya
A l’occasion du "Camp des Jeunes Turcs de l’Etranger", organisé par les ministères de la Jeunesse et du Sport et des Affaires Étrangères, en collaboration avec la Présidence des Turcs à l’Etranger et des Communautés Affiliées (YTB), des jeunes Turcs vivant à l’étranger se sont réunis dans la ville d’ Antalya, dans le sud de la Turquie.
Organisé autour du thème "Culture et Identité", l’objectif de ce camp est d’assurer le rapprochement des jeunes Turcs établis dans différents pays en vue de renforcer les liens d’amitié et de fraternité.
Lors de la première période de l’événement, qui s’est tenu au Camping de la jeunesse Alaeddin Keykubad, 360 jeunes âgés entre 18 et 25 ans originaires d’Allemagne, d’Autriche, de Belgique, du Liban, de Finlande, de France, d’es Pays-Bas, du Canada, du Luxembourg et des États-Unis ont été accueillis.
Le camp, qui sera réitéré pour accueillir des jeunes filles, permet de découvrir leur propre culture d'origine et de faire de nouvelles connaissances.
Depuis le 24 mars et jusqu’au 8 avril, les jeunes profitent de chaque instant à travers des activités sportives telles que l'alpinisme, le vélo, le football, le tir à l'arc et les danses folkloriques.
- "Nous accueillons les jeunes de la meilleure façon qui soit"
Burhanettin Hacicaferoglu, directeur des Services Jeunesses et des Sports de la province d’Antalya, a confié que le YTB offre aux jeunes vivant à l’étranger l’occasion de découvrir, sur place, leurs valeurs nationales, morales, culturelles et leurs racines historiques.
Déclarant que le YTB soutient, à travers différents programmes, les jeunes dans les domaines de la politique étrangère, la culture, l'environnement, les langues et les activités sportives, il ajoute que ces travaux contribuent au développement personnel des jeunes.
Hacicaferoglu, explique que le camp, organisé à Antalya, s’inscrit dans ce contexte soulignant que les jeunes sont accueillis de la meilleure façon qui soit.
- L’opportunité de vivre la culture turque
Tunahan Oruçoğlu, étudiant en informatique à l'Université technique de Vienne, a souligné les difficultés causées par le fait de vivre avec deux cultures différentes.
"À la maison, nous vivons avec la culture turque. Nous parlons turc et cuisinons des recettes turques. Mais lorsque nous sortons, c’est comme si nous étions dans un autre monde, une nouvelle vie. Nous nous retrouvons face à différentes cultures, différentes langues, différentes habitudes culinaires. Parfois, ces différences rendent les choses difficiles", indique Orucoglu, âgé de 21 ans.
Ce dernier avoue qu’il vit la culture turque uniquement lorsqu’il est avec sa famille et que le camp est, en ce sens, l’occasion de vivre pleinement cette culture. Il ajoute que c’est ici qu’il a découvert, pour la première fois, la lutte traditionnelle turque "matrak".
- "L’événement se déroule à merveille"
Ömer Faruk Atasever indique qu’ils se sont installés aux Etats-Unis, avec sa famille, en 2005.
Étudiant en sciences politiques à l’université de Binghamton (New-York), Atasever, âgé de 22 ans, raconte avoir rencontré beaucoup de difficultés, lors de ses premières années, en raison notamment de la barrière de la langue.
Ce dernier s’est réjoui d’avoir pu participer au camp, expliquant que de telles opportunités ne se présentent pas aux États-Unis.
- "Lors du camp nous apprenons mieux la culture turque"
Akın Şimşek, né en Allemagne et étudiant à l'Université d’Aix-la-Chapelle (Aachen), raconte qu’il a eu beaucoup de mal à concilier les deux cultures.
Ayant participé au camp pour en apprendre davantage au sujet la Turquie, l’étudiant de 21 ans, précise que cet événement est l’occasion idéale à cet effet.
Enfin, Osman Tütüncü, étudiant à l’université polytechnique de Kwantlen, a réalisé 38 heures de vol à partir du Canada afin de pouvoir participer au camp.
"Je suis venu pour voir ce merveilleux pays", a-t-il partagé, indiquant qu’il participe au camp pour apprendre l’histoire et la langue turques.