AA - Ankara - Nur Gülsoy
Le terrorisme de Daesh menace directement la sécurité nationale de la Turquie, a déclaré le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, dans son discours lors de la session de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) sur l'Afghanistan, tenue mercredi à Antalya, en Turquie.
"Le terrorisme de Daesh est une menace directe contre notre sécurité nationale, a-t-il affirmé. La communauté internationale doit nous considérer comme la seule scène d'opération pour mieux coordonner et coopérer."
"Puisque le terrorisme n'a pas de religion, nous devons nous opposer à ceux qui l'attribuent à l'Islam, a poursuivi Davutoglu. Ces attributions sont non seulement incorrects, mais sapent nos efforts à délégitimiser Daesh. Les stratégies réussies nécessitent des partenariats forts."
- Afghanistan
Davutoglu a insisté sur le besoin de soutenir les autorités afghanes afin de leur permettre de mettre en oeuvre les réformes envisagées, durant la transition.
"Les progrès réalisés ces treize dernières années sont encore fragiles, a-t-il dit. Nous estimons, de ce fait, que l'OTAN et la communauté internationale doivent rester présentes dans ce pays après 2016."
- OTAN
Davutoglu a rappelé que la Turquie a fait une demande pour devenir "pays cadre" en 2021 au sein de la "Force de mission conjointe à très haut niveau de préparation".
- Syrie
Abordant aussi la crise syrienne, le Premier ministre turc a rappelé que la Turquie a accueilli près de 1,7 million de Syriens, pour lesquels elle a dépensé environ 5,6 milliards de dollars.
La solution en Syrie est "une transition politique authentique, suivant les demandes et revendications du peuple syrien", d'après Davutoglu, selon qui le processus connaîtra un problème de légitimité si la Coalition nationale syrienne ne s'y implique pas.