A. Eda Ünlü Özen,Saida Charafeddine
22 Octobre 2015•Mise à jour: 22 Octobre 2015
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a affirmé que l’attentat d’Ankara est une attaque conjointe de plusieurs organisations terroristes.
Le Président turc s’est exprimé, jeudi, lors de la 13ème assemblée générale du syndicat Hak-Is.
«L’attentat devant la gare d’Ankara montre comment le terrorisme est une chose résultant d'une collaboration, a-t-il dit. C’est absolument une attaque collective. Nous y trouvons Daesh, le PKK, les services secrets syriens et l’organisation terroriste active dans le nord de la Syrie, le PYD. Tous ensemble ils ont planifié cet attentat.»
Le Président Erdogan a sévèrement critiqué, sans le nommer, le Parti Démocratique des Peuples (HDP), pour sa proximité et son discours en faveur du PKK.
«En tant que Président, je ne peux pas vous demander de voter pour un parti ou un autre, a-t-il souligné. Je demande juste à mes concitoyens de bien observer et étudier les personnes pour qui ils votent, et de le faire de manière totalement libre. Vous devez être courageux face au terrorisme, face aux terroristes et face à leurs organisations. J’ose croire que mes frères kurdes ne vont pas tolérer plus longtemps ceux qui bafouent chaque jour plus encore leurs principes et leurs valeurs.»
Le chef de l’Etat a appelé l’ensemble des citoyens, Turcs, Kurdes, Sunnites ou Alévis à s’accrocher solidement à l’unité et à la fraternité du pays, ajoutant que la même solidarité doit être affichée contre toute forme de terrorisme.
Pour finir, Recep Tayyip Erdogan a sévèrement dénoncé ceux qui le qualifient de «dictateur».
«Je leur pose cette simple question: Où étaient-ils lors des coups d’Etat du 28 février, du 12 septembre ? Ont-ils, même une seule fois, osé dire dictateur aux véritables dictateurs? Ils ne l’ont pas fait, ils n’ont pas pu le faire. Ce sont les mêmes qui disaient du Sultan Abdulhamit qu’il était un dictateur, comme ils l’ont fait pour notre défunt président Turgut Ozal. Mais notre peuple n’est pas dupe. Nous avons toujours agi avec notre peuple, et nous continuerons d’avancer avec lui.»