AA - Ankara
Alors que la crise économique mondiale touche de très nombreux pays, la Turquie se fait remarquer par ses bons résultats au niveau des exportations parmi les pays du G20.
D’après les données de l’Organisation pour la Coopération et le Développement Economique (OCDE), la Turquie se place parmi les 7 pays du G20 dont les exportations sont les moins touchés.
Durant le second trimestre de l’année 2015, la Turquie a affiché un total de 36,4 milliards de dollars d’exportations, en recul de 8,7% par rapport à la même période de l’année précédente.
Malgré ce recul, et les avertissements des agences de notation, la Turquie résiste beaucoup mieux que la majorité des pays les plus riches.
Avec cette performance, la Turquie enregistre des meilleurs résultats que le Japon, l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Indonésie, le Canada, le Brésil, l’Inde, l’Argentine, l’Australie, la Russie et l’Arabie Saoudite.
Les exportations turques avaient déjà bien résisté lors du premier trimestre 2015, enregistrant une baisse de seulement 7,6%, la plaçant dans les 6 pays les plus performants, malgré la conjoncture mondiale marquée par la crise entre la Russie et l’Ukraine et la guerre contre Daesh.
Les pays les plus touchés par la crise mondiale et qui présentent de fortes baisses dans leurs exportations sont ceux qui se spécialisent dans la vente du pétrole et de matières premières.
La forte baisse du prix du pétrole a largement handicapé les exportations saoudiennes et russes par exemple.
L'Arabie Saoudite affiche une chute de 41,4% de ses exportations pour le deuxième trimestre de l’année. La Russie, quant à elle, affiche une baisse de ses exportations de 29,8%.
Cette baisse des exportations dans de nombreux pays est responsable du ralentissement du développement économique dans beaucoup de régions du monde, notamment à cause de la baisse du prix du pétrole et des matières premières.
Les spécialistes prévoient de nouveaux mauvais chiffres à cause de la prochaine augmentation des taux directeurs de la banque fédérale américaine.
La Banque Mondiale avait revue en juin dernier ses estimations pour le développement économique global pour 2015, passant de 3% à 2,8%.
De la même manière, le Fond Monétaire International (FMI) a revu son estimation à la baisse, la ramenant de 3,5% à 3,3%.