AA – Ankara – Naz Altinsoy
Les lois régissant la vie politique doivent être révisées dans leur ensemble, selon le président de l’Assemblée nationale turque Cemil Cicek.
Lors d'une conférence de Presse tenue lundi à Ankara, Cicek a estimé que la procédure législative doit être simplifiée ajoutant que le règlement intérieur de la Grande assemblée nationale de Turquie ne répond plus aux attentes, selon Cicek.
Rappelant que plusieurs questions occupent l’actualité en Turquie, il a indiqué les thèses de la Turquie doivent être expliquées à tous les niveaux, des institutions représentatives nationales et internationales dont notamment la question chypriote, les allégations du génocide arménien et le problème du Haut-Karabagh.
"Alors que nous nous rapprochons de 2015, la diaspora arménienne s'est adressée à tous les parlements, a-t-il dit, ajoutant que les parlements ne sont pas une cour de justice internationale, ni un conseil d’historiens. Les différends du passé ne peuvent pas être résolus devant les parlements", estime Cicek.
"Nous savons que la diaspora arménienne cherche à faire adopter des lois (confirmant les allégations de génocide) devant les parlements étatiques ou fédéraux. Notre parlement a proposé en 2005, l’ouverture des archives et la formation d’un conseil composé de chercheurs, qui établira la réalité. Nous essayons d’expliquer cela aux autres parlements. La diplomatie parlementaire figure parmi nos fonctions les plus importantes", a-t-il rappelé.
D'autre part, Cicek estimé que la Turquie doit se doter d’une nouvelle Constitution pour pouvoir garantir une "vie politique démocratique et saine".
“Comme les problèmes auxquels nous faisons face sont indubitablement liés à la Consitution, la nécessité d'une nouvelle Constitution reviendra à l'ordre du jour en juin 2015, de façon bien plus marquée qu'aujourd'hui”, a-t-il déclaré.
Concernant la législation sur le système électoral, Cicek a noté qu'en dehors de la question du seuil électoral qui fait souvent débat, il faut une législation et une organisation électorales qui assureront le bon fonctionnement de la démocratie et qui ne discréditeront pas les élections.