Salih Baran
28 Septembre 2015•Mise à jour: 28 Septembre 2015
AA - Edirne - Tuncay Çakmak
Les réfugiés qui tentent de rejoindre l’Europe en traversant la Grèce se présentent cette fois-ci au poste-frontière d’Ipsala dans la province d’Edirne, à la frontière entre la Turquie et la Grèce.
De très nombreux réfugiés, majoritairement syriens, s’étaient rués à la frontière grecque après des rumeurs diffusées sur les réseaux sociaux affirmant que l’Allemagne allait accueillir en masse de nombreux requérants d’asile.
Après une attente d’une dizaine de jours en raison de la fermeture de l’accès à la Grèce, les réfugiés ont quitté Edirne.
Ils n’ont pas baissé les bras pour autant. Cette fois-ci, ils se sont présentés à un autre poste-frontière avec la Grèce, celui d’Ipsala.
La police et la gendarmerie d’Edirne ont mis en place de nombreuses mesures de sécurité et de contrôles sur toutes les voies menant à Ipsala.
Une centaine de réfugiés ont été détournés de la frontière depuis dimanche.
Les sociétés de bus qui transportent des réfugiés en dehors de la province indiquée sur leurs documents s’exposent à des amendes.
Depuis dix jours, de nombreux réfugiés attendaient à Edirne pour traverser la frontière avec la Grèce.
Une partie d’entre eux s’était installée au bord de l’autoroute, avant d’être transférée dans le stade où ont lieu les tournois de lutte traditionnelle.
Les réfugiés, n’ayant pas obtenu gain de cause au sommet des dirigeants européens, ont fait demi-tour.