Seval Güler,Coşkun Ergül
04 Février 2016•Mise à jour: 05 Février 2016
AA - Ankara - Nur Gülsoy
La Commission de consensus pour une nouvelle Constitution en Turquie a tenu, jeudi, sa première réunion, sous la conduite du président du Parlement, Ismail Kahraman.
Kahraman a prononcé un discours d'inauguration, souhaitant que les travaux réussissent.
"Notre but est de mettre en place un système contemporain, conforme aux principes de la démocratie pluraliste et de l'Etat de Droit unitaire, respectant les droits et libertés de l'Homme. Notre peuple nous a chargés de résoudre les problèmes. Nous sommes obligés de trouver des solutions et de surmonter les difficultés", a déclaré le président du Parlement.
Ismail Kahraman a noté que "la mise en place d'une nouvelle Constitution démocratique ouvrira la voie vers des modifications dans d'autres lois. La Turquie a besoin d'une nouvelle Constitution permanente, originale, simple, qui n'est pas importée, qui répond aux besoins actuels, permettra de construire la grande Turquie de l'avenir."
Selon le président du Parlement, la Constitution doit être une loi fondamentale courte et essentielle, car les lois compliquées limitent la marge de manoeuvre de l'Etat.
Kahraman a rappelé les études réalisées par la 24ème législature. Il a fait savoir que vers la fin de l'année 2013, les membres de la Commission de l'époque s'étaient mis d'accord uniquement sur 60 articles sur 172, et que les discussions avaient été bloquées par la suite.
"L'actuelle Commission profitera de l'acquis déjà réalisé et les préparatifs se termineront rapidement", a-t-il espéré, ajoutant: " Ainsi, la 26ème législature aura une place exceptionnelle dans notre histoire politique. La préparation d'une nouvelle Constitution n'est pas une chose facile, dans sa nature. Elle nécessite patience, attention et labeur."
Selon Kahraman, la Constitution actuelle, qui date de 1982, période d'après le coup d'Etat de 1980, a été modifiée 17 fois en 34 années, et 63% du texte a été changé.
"Notre objectif est de préparer une Constitution qui ne discrimine aucune partie de la société, qui les englobe toutes, et dont la légitimité ne sera pas remise en cause. Comme dans les préparatifs précédents, nous tiendrons compte du fait que la société attend une nouvelle Constitution civile", a-t-il insisté.