Mohamad Aldaher
30 Avril 2017•Mise à jour: 30 Avril 2017
AA/ Istanbul
« Que les terroristes dans le nord de l'Irak et en Syrie le sachent. L'armée turque se dresse contre eux, instillant l’inquiétude dans leurs âmes », a affirmé le président turc Recep Tayyip Erdogan.
C’est ce qu’a déclaré Erdogan vendredi, lors d'une conférence de presse, l'aéroport international Atatürk, d’Istanbul, avant de se rendre en Inde pour une visite officielle, de deux jours.
Il a ajouté : « Comme je l'ai dit hier, ce qui est arrivé à Sinjar (nord de l'Irak) et à Karachouk (nord-est de la Syrie) se poursuivra [en référence au raid aérien lancé par l’aviation turque contre les sites des organisations terroristes PYD et PKK] ».
«Assurément, les terroristes ne seront pas informés de la date de notre arrivée. Qu’ils sachent que l'armée turque les traque, et peut les attaquer à tout instant. Si nous sommes inquiets, ils doivent quant à eux, vivre dans la peur», a-t-il noté.
Le président turc a déclaré, en ce qui concerne la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme : « Les crises se poursuivront dans la région, tant qu’on n’aura pas formé de plateforme commune de coordination dans la lutte antiterroriste. En tant que membre de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN), nous serons indisposés par la question, et nous serions dans ce cas contraints à traiter la problématique par nous-mêmes. »
Au sujet du soutien prodigué par les Etats-Unis au YPG [branche militaire du PYD], Erdogan a noté : « Il est affligeant pour nous de voir un convoi militaire américain [en Syrie] accueilli par des bannières de l’organisation terroriste YPG ».
Il a ajouté : « Nous allons présenter ces images et ces scènes au président américain Donald Trump lors de notre prochaine visite [aux Etats-Unis, en mai prochain], et nous lui demanderons des détails sur la question ».
Interrogé sur un éventuel remaniement ministériel, le président a répondu : « La présidence de la République n’a émis aucune proposition à ce sujet »
Et de conclure : « La question relève des prérogatives du gouvernement. Par conséquent, en tant que président de la République, je ne peux m’ingérer dans ce qui relève des prérogatives du gouvernement ».