AA - Ankara - Bilal Müftüoğlu
''Les études conduites par la commission d'enquête parlementaire ont un caractère juridique et ne devront donc pas être considérées, comme une activité du parlement'', a indiqué le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu.
S'exprimant, vendredi, lors de la ''Première Assemblée pour la lutte contre les drogues'' à Ankara, Davutoglu a commenté la récente interdiction de publication des rapports de la commission d'enquêtre parlementaire à propos de l'affaire de corruption impliquant quatre anciens ministres.
Les travaux à ''caractère juridique'' de la commission indépendante du parlement turc ''n'impliquent pas non plus un processus de prise de décision par notre gouvernement'', a souligné Davutoglu.
Concernant la transparence et la position du gouvernement face cette interdiction de publication, le premier ministre turc a insisté sur le fait que les gouvernements s'engagent contre la corruption, les interdictions et la pauvreté depuis 2002.
Il a cependant ajouté qu'en ce qui concerne la commission d'enquête parlementaire, qui accomplit une tâche juridique, ''il serait bénéfique pour tous de patienter et de la laisser fonctionner conformément aux règles''.
D'autre part, interrogé sur la visite de Devlet Bahceli, chef du parti d'action nationaliste (MHP, opposition, droite) à Tunceli (est, composant une importante population alévie), Davutoglu s'en est félicité et a appelé tous les partis politiques à se rendre et faire de la politique dans chaque partie du pays.
Interrogé aussi sur l'appel de Bahceli invitant Davutoglu à démissionner, le Premier ministre a fait remarquer qu'une telle initiative n'est pas du ressort du chef du MHP et que c'est le peuple qui délègue le pouvoir au gouvernement.
La commission d'enquête étudie une affaire impliquant le ministre de l'Economie, Zafer Caglayan, le ministre de l'Intérieur Muammer Guler et le ministre de l'Environnement et du Développement urbain, Erdogan Bayraktar qui avaient démissionné de leurs postes le 17 décembre 2013 après la révélation de leurs activités de corruption. Dans le cadre de la même affaire, le ministre des Affaires de l'Union Européenne, Egemen Bagis, avait perdu son poste lors du remaniement ministériel du 25 décembre 2013.