AA - Ankara - Nur Gülsoy
La Turquie poursuit sa lutte contre l'organisation parallèle à l'échelle internationale, a déclaré le vice-Premier ministre turc, Yalcin Akdogan.
Akdogan était invité à la Table des éditeurs de l'Agence Anadolu, mercredi à Ankara.
En réponse à une question à propos de l'activité que mènent des éléments de l'organisation parallèle dans les pays étrangers en défaveur de la Turquie, Akdogan a affirmé: "Nous sommes au courant de l'existence de certains lobbys hostiles à la Turquie en Occident. Nous connaissons les travaux et les réactions de certaines organisations marginales. Nous savons aussi que l'organisation parallèle opère depuis longtemps en défaveur de la Turquie, dans plusieurs pays."
"C'est presque une opération psychologique internationale, a poursuivi le vice-Premier ministre. Nous luttons contre bien sûr. Nous déclarons à tout le monde ce qu'est l'organisation parallèle en réalité. En Turquie, il y a d'un côté un gouvernement élu, démocratique, concret, qui peut rendre des comptes et agit suivant les règles légales, et de l'autre, une entité parasite, fantôme, qui a occupé certaines positions de manière illégale, qui nuit aux droits et libertés des citoyens, qui agit comme une organisation de renseignement. Elle coopère également avec certains autres milieux hostiles à la Turquie. Dans ce cadre, nous poursuivons notre lutte à l'échelle internationale."
Un réseau désigné par "organisation parallèle" et dirigé par le mouvement de Fethullah Gulen, personnalité religieuse en exil volontaire aux Etats-Unis, aurait infiltré l'Etat turc afin de renverser le gouvernement.
Des bureaucrates proches de ce mouvement auraient pris part dans la mise sur écoute illégale de plusieurs personnalités en Turquie, dont les téléphones protégés des hauts dirigeants de l'Etat. C'est ainsi que des allégations de corruption impliquant des ministres, auraient émergé en décembre 2013.
En outre, des représentants du gouvernement turc accusent certains procureurs et des employés de la police qui avaient mené l'enquête dans l'affaire de corruption du 17 et du 25 décembre 2013, d'être en relation avec l'organisation parallèle pour de tels buts d'espionnage.
- L'Agence Anadolu et la diplomatie publique
"Nous avons restructuré notre Direction générale de la presse, de la diffusion et de l'information, pour qu'elle mène une activité de diplomatie publique, a fait savoir Akdogan. Le but est d'expliquer au monde entier, les thèses de la Turquie, de résister à la désinformation. L'Agence Anadolu sera l'une des branches importantes de ce domaine de diplomatie publique. Nous le réussirons tous ensemble."