Mona Saanounı
23 Janvier 2020•Mise à jour: 23 Janvier 2020
AA/Ankara/Cemil Murat Budak, Tanju Ozkaya
Un tribunal turc a prononcé des peines de prison contre 131 membres de l'Organisation terroriste FETO à l'issue de leur procès, a indiqué mercredi une source judiciaire.
Un tribunal de la capitale Ankara, a condamné l'ancien chef du renseignement de la police, Ramazan Akyurek, à 45 ans de prison, tandis que son ex-adjoint Gursel Aktepe a écopé de 27 ans de peine.
Les anciens chefs de police adjoints d'Ankara, Lokman Kircili et Hami Guney, ont été respectivement condamnés à 22 ans et 28 ans de prison.
En outre, les chefs de police Yurt Atayun et Ali Fuat Yilmazer ont écopé de sept ans de prison. Tous deux avaient déjà été condamnés à des peines de prison dans un tribunal distinct à Istanbul.
Les condamnés ont été reconnus coupables d'appartenance au groupe terroriste, d'espionnages militaire et politique, d'écoutes électroniques illégales, de falsification de documents officiels, de fraude aggravée, et d'élimination illégale de documents confidentiels.
Hasan Ali Okan, Ilyas Tekin, Ozgur Ozturk, Seyit Golcuk, Fatih Dogan et Ertan Aslan ont été condamnés chacun à 16 ans de prison. Ils ont été reconnus coupables d'appartenance au groupe terroriste ainsi que d'espionnages militaire et politique.
Cent vingt-six autres suspects ont été reconnus coupables d'appartenance au groupe terroriste, d'écoute électronique illégale et de falsification de documents officiels.
Quatre autres ont été reconnus coupables d'écoute illégale, de falsification de documents officiels, de fraude aggravée et d'élimination illégale de documents confidentiels.
Le tribunal a séparé les dossiers judiciaires de 43 autres accusés, tout en acquittant 37 autres suspects.
Le groupe terroriste FETO et son chef basé aux États-Unis, Fetullah Gulen sont accusés d'avoir orchestré le coup d'État vaincu du 15 juillet 2016, qui a tué 251 personnes et blessé près de 2200 autres.
La Justice turque accuse également FETO d'être à l'origine d'une longue campagne de renversement de l'État par l'infiltration d'institutions turques, en particulier l'armée, la police et le système judiciaire.